COUP DOUBLE

Hasard du calendrier, Osmose a transformé à quelques semaines d’intervalle deux terrains de football synthétiques à Saint-Mandrier-sur-Mer et La Valette-du-Var. Deux communes varoises situées aux portes de Toulon.

Malgré des inondations régulières liées à son implantation en zone marécageuse, en point bas du bassin versant et à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, le terrain du stade Gilbert Lanerière a accompagné l’US Saint-Mandrier jusqu’en 1re division de District pendant plus de quinze ans. Le revêtement en SBR (granulats de caoutchouc issus du recyclage de pneus) était devenu difficilement praticable, voire inadapté à la pratique sécurisée.

La commune a confié à Osmose la rénovation complète du terrain et de son éclairage. Le projet devait relever trois contraintes majeures : une altimétrie limitée pour l’exutoire du drainage, un planning serré en l’absence de terrain de repli et un budget maîtrisé. « Nous avons proposé un système de drainage horizontal, adapté aux faibles pentes disponibles. Cette solution permet d’assurer une évacuation efficace des eaux », précise Sébastien Payan, responsable d’exploitation Sud-Est d’Osmose. La pelouse a été remplacée par un gazon synthétique biosourcé de 45 mm avec remplissage en liège et fibres de coco, posé sur une couche de souplesse drainante de 16 mm 100% recyclable. Le terrain bénéficie d’un classement T3 et son éclairage, modernisé par un relamping LED, d’un classement E5. Montant des travaux : 794 000 euros HT.

Première pelouse sans remplissage du Var

Les joueurs de la Valette-du-Var ont foulé la nouvelle pelouse du stade municipal Angelin Segond le 10 janvier face à Saint-Maximin. Le gazon en SBR a été remplacé par une solution sans remplissage. L’absence de granulats est compensée par une densité accrue de fibres qui apporte davantage de volume et de souplesse. Présenté comme plus écologique et plus simple à entretenir, ce type de revêtement suscite un intérêt croissant de la part des maîtres d’ouvrage. La Valette-du-Var est la première commune du département à faire ce choix. « Nous allons rester attentifs à l’évolution du revêtement et aux retours d’usage afin d’évaluer objectivement ses performances et ses avantages réels ». L’éclairage du terrain a également été remplacé par des projecteurs LED classés E6, installés sur les mâts existants. La transformation s’élève à 710 000 euros HT.